Compte rendu du Salon Nautique Paris 2003
Vendredi 5 décembre :
Vers 8h JC Reynaud débarque de la navette*
et embarque avec moi direction Gardanne.
A 9h nous finissons de charge le canot' de Daniel
et nous appareillons pour la capitale.
Navigation sans problème à part quelques
bancs de brume. Arrivée vers 17h30.
Palabre pour pénétrer avec le véhicule
dans l'enceinte du salon ; on décharge le
matériel.
Visite de courtoisie au stand PACA : il y a beaucoup
de gabians autours de l'apéro.
Rencontre fortuite mais chaleureuse avec Maud Fontenoy
( l'Atlantique à la rame) chef de bord de
la yole Action.
Apéritif sur le stand de MPM avec France
Gamerre, Martial Caspard, Paul d'Ortoli et bien
d'autres que je ne connais pas. Un comble : il n'y
avait pas de pastis, du moins au début.
Après un repas bien mérité
chacun a rejoint son mouillage.
Samedi 6 décembre :
Jean Claude a dû faire seul l'ouverture. Suite
à des travaux sur son itinéraire habituel
le chauffeur de mon bus s'est perdu (histoire marseillaise
à Paris) et j'ai dû terminer à
pied en compagnies des hôtesses du stand voisin.
Daniel, lui était bloqué à
quelques encablures du salon, dans un embouteillage
monstre avec Isabelle venue en renfort.
Bon, on a fini par se mettre en place et tout de
suite on a eu du succès. Qui n'a pas eu sa
pomme de touline ou son nud de diamant ? "
M'sieu, comment qu'on fait pour attacher un truc
avec un nud qui glisse pas ? " "
Et le nud de chaise ? " " Connaissez-
vous le nud de Boston ? "
Pas le temps de souffler, il y a toujours quelques
curieux pour nous occuper.
Vers midi dégustation de produits locaux,
avec pour toute boisson de la soupe de favouilles,
délicieuse au demeurant. Pour aller avec
des sardinettes confites à la tomate et de
la poutargue on aurait préféré
un vin de Cassis. Il y avait encore beaucoup de
gabians.
Bref casse croûte et c'est reparti pour une
suite de nouages plus ou moins complexes jusqu'à
18h.
En repartant en fin de journée, petite halte
sur le stand des moteurs Baudouin, on cause de Briséïs,
de Granville, de Louis Renault, autour d'un verre
de pastis.
Dimanche 7 décembre :
Décidément, Daniel n'a pas de chance
avec la circulation et le stationnement dans la
capitale.
Même affluence que la veille ; visite des
scouts marins et des Douanes (non, le chanvre de
nos bouts ne se fume pas)
Grand intérêt de la part des enfants
(et surtout des parents) pour un tour de magie avec
des nuds : connaissez- vous l'histoire de
l'armateur qui voulait marier sa fille ?
La dégustation des spécialités
se fait toujours à sec. Claude, mon équipière
fait un bref passage sur le stand : à Paris
pour raisons professionnelles, elle retourne à
Marseille. Isabelle joue du flash, les nuds
se succèdent. Je n'ai pas retenu le nom de
tous ceux qui nous ont rendu visite ; j'ai fait
la connaissance de trois internautes rencontrés
sur un site dédié à la plaisance.
Je compte sur Daniel et Jean Claude pour me rappeler
quelles célébrités ont honoré
notre atelier de matelotage.
Lundi 8 décembre :
Quartier libre, nous visitons le salon à
la recherche d'un fournisseur pour les fanions de
l'association. Totalement inconscient, le bosco
(suivez mon regard) est allé défier
Patrick Moreau sur son stand. J'ai goûté
à un rare whisky fumé, appris un nud
non référencé, et Patrick m'a
dédicacé son livre de nuds (le
supplément V&V)
En fin de journée, comme il passait prés
de notre stand, nous lui avons fait goûter
le génépi provenant de la cambuse
de Briséïs. Un copain de plus.
Mardi 9 décembre :
Soulagement des hôtesses : " Hier le
stand était sinistre "
Officiellement nous devons replier l'atelier en
début d'après midi : le maire vient
faire un discours.
Les nuds s'enchaînent. Visite d'Alain
Gabey. Le nud de carrick, le nud d'écoute
double, un bonnet turc (deux spires trois ganses)
et toujours pas l'ordre de replier.
Arrivée de M. le Maire (et des sycophantes),
nous sommes priés de continuer l'animation.
France Gamerre vient nous féliciter, le serveur
nous réserve quelques amuse-gueule, les gabians
assiègent le buffet. Tout est normal ; n'empêche
qu'on était bien content d'en avoir fini.
Je ne sais pas si on peut mesurer le succès
d'un atelier de matelotage à la longueur
de bout utilisé :
on a passé six bobines de garcette en 3,
4, et 5 plus une dizaine de mètres de bout
en sisal et en chanvre pour expliquer les épissures.
On essaiera de faire mieux l'an prochain, en souhaitant
que l'équipage soit plus nombreux ; on a
un an pour se préparer.
Mercredi 10 décembre
8h30, on charge le canot' de Daniel et peu après
9h on appareille cap au sud. Brouillard dense, parfois
givrant ; qu'importe, nous rentrons. Brève
halte repas aux portes de Lyon et c'est reparti.
Jean Claude n'a pas manqué la dernière
navette*.
Fin de l'épisode. La suite au prochain salon.
Bernard ELNE
*Note à l'attention du Parisieng
ou autre Estranger : Notre navette n'est pas
un quelconque autobus ou autorail terrestre; il
s'agit là de la vedette qui relie les îles
du Frioul au Vieux Port de Marseille.
Compte rendu
du Salon Nautique de La Ciotat
Samedi 6 mars 2004
A 8h00 quai des Belges, embarquement de l'équipe
de choc, Jean-Claude, Marc et Jacqueline , dans la
voiture de Bernard. Et vogue la galère. Arrivée
un peu avant 9h en vue du Salon. Un peu de baratin
avec l'air innocent et nous pouvons entrer avec la
voiture. Jacky Viscuso et Michel Arbaret nous rejoignent
peu après.
Il a fallu patienter jusqu'à prés de
10h pour accéder au stand . Et là, surprise,
pas question d'installer qui que ce soit avant l'inauguration.
Je n'ai pas compris la manuvre : un stand c'est
bien pour montrer quelque chose, non ? Notre président
est arrivé en retard mais il avait un mot d'excuse.
Baratin des officiels et apéro, malgré
la nuée de gabians qui bloque l'accès
; nous avons quand même pu boire un coup.
Après un déjeuner tardif, le stand est
enfin monté et ça démarre assez
fort, malgré une météo tristounette.
Jacky s'en donne à cur joie avec ses
épissures sur câble acier, ça
impressionne le public.
Dimanche 7 mars 2004
Je récupère Jacqueline et c'est reparti.
Nous avons pu entrer avec les exposants discuter un
peu avec les voisins avant la ruée des visiteurs.
Retrouvailles avec Maud Fontenoy, qui, en dehors de
ses aventures atlantiques est chef de bord de la yole
Action.
Le soir, en rentrant, j'avais l'impression d'avoir
du fromage blanc à la place du cerveau.
Samedi 13 mars 2004
Malgré des tracasseries à l'entrée,
le stand a pu démarrer à l'heure. Les
voisins sont venus voir ce qui se passait, car il
y a eu presque continuellement un attroupement devant
le stand.
Juste à coté de nous Clymène
fêtait ses quatre vingt ans et nous avons sa
promesse de participer à la parade en 2005.
Roger Malvezy a décoré le stand de ses
dessins, l'humour étant une valeur sûre
à préserver.
Les enfants étaient fascinés par les
tours du bosco (les parents aussi).
Dimanche 14 mars 2004
Alors qu'on voyait arriver la fin du salon, il a fallu
se réapprovisionner en bout de 4, la bobine
de 100 mètres n'ayant pas survécu aux
démonstrations de pomme de touline.
Notre voisin de bâbord, un charpentier qui reconstruisait
une barquette à coté de nous, nous a
invité a prendre l'apéritif. Il faudra
prévoir l'an prochain de rendre la politesse.
Et puis il a fallu se séparer, ranger le matériel,
et rentrer chacun chez soi.
En pensant qu'on va recommencer.
Bernard ELNE
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